LA RESTAURATION, C'EST DÉCIDÉ!

 

Compte rendu de la réunion  Publique

Organisée  par la Mairie de Pantin le 15 mai 2013 :

Restitution de l’étude préalable  pour la restauration de l’Église Saint Germain par la cabinet Alluin et Mauduit associés

En présence du Maire de Pantin Bertrand KERN

A l’espace Saint Germain

 

1 -  Préambule de Monsieur Bertrand Kern, Maire de Pantin :

Depuis la loi de 1905, les églises déjà existantes appartiennent à la commune qui doit les entretenir. La municipalité s’occupe aussi des autres édifices de cultes de la commune.

Il s’agit dans l’étude de travailler sur  la possibilité de  restaurer l’ensemble qui comprend l’église mais aussi la chapelle des jeunes (espace Saint Germain) de construction récente, et il faudra rendre l’ensemble  homogène.

Les travaux de restauration sont prévus jusqu’en 2019. Il faudra optimiser les crédits au cours de ces années.

 

L’église a été classée en 1978. Des travaux ont eu lieu dans les années 90.

 

Il fallait réaliser une étude préalable à la restauration réalisée  par Jean –Paul MAUDUIT, architecte, et Pierre GILLON, architecte et historien. L’étude a débuté en 2012 : quels travaux prioritaires ? Quelles « lignes » pour la réalisation future ?

 

Coût prévu de la restauration : 4,5 millions €, étalés sur l’ensemble des années, répartis entre le Conseil Régional d’Ile-de-France, le Conseil Général et l’État par l’intermédiaire de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), et par la Commune Elisabeth GUIGOU, Députée de Pantin, a versé  participation de 35 880 € sur sa réserve parlementaire pour les premiers travaux.

 

Ces travaux seront couplés avec d’une part la réhabilitation de la Nationale 3 et d’autre part le réaménagement de la place de l’église lors de la seconde phase des travaux.

 

 

 

2 -  Intervention de Pierre GILLON : historique de l’église - la recherche documentaire a porté sur les années 1664 à 1959.

 

Construction en 1663, sur les plans de Michel VILLEDO, maître général des œuvres de maçonnerie des Bâtiments du Roi, Ponts et chaussées de France. Il est réputé pour avoir construit le Château de Vaux-le-Vicomte et L’église Saint Nicolas du Chardonnet  à Paris.

 

L’église Saint Germain est identique à Notre-Dame des Anges de Bondy, maintenant disparue. Le porche est de 1737.

 

La charpente du XVIIIème siècle  dite « avec suspension de carrosse » est « intéressante » dans son procédé de soutien de la voûte (même technique qu’à la galerie des glaces à Versailles !), mais aujourd’hui des  assemblages principaux sont disjoints.

 

La première image est de 1820 (avec le presbytère attenant).

1819 : reprise de la charpente à la croisée du transept.

1860 : réfection de la toiture en ardoises au lieu de tuiles plates.

1926 : lors d’un examen du bâtiment, effectué en, aucune fissure n’est constatée.

1959 : le retable est détruit et remplacé par une tapisserie.

1966 : est posé un vitrail : « l’œuvre de Dieu dans le monde », inspiré  par le schéma XIII de Vatican II de Jacques le Chevalier qui est considérée comme une des premières œuvres sacrées de l‘après Vatican II au-dessus des fonds baptismaux

   

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1974 : installation d’"une Vierge à l’Enfant" du sculpteur André ROCHÉ qui a aussi une valeur artistique remarquable

 

 

3   -  Intervention de M. MAUDUIT:

 

       La ligne de métro 5 a été creusée de 1938 à 1941. Des fissures sont constatées à partir de 1971. Des travaux ont alors été entrepris de 1972 à 1996. L’église a été classée en urgence en 1978 alors qu’il y avait un projet de reconstruction.

Plus tard apparurent des mouvements de basculement, d’écartement général de l’édifice d’où des recherches dans la charpente où furent constatées des restaurations anciennes et « malheureuses » ou mal faites.

 

       État sanitaire : sous-sol en gypse. Sur les murs, un enduit  en béton, contradictoire avec les moellons qui sont à l’intérieur  des murs ne peut que se  fissurer. Il  y a eu gonflement des maçonneries (la charpente  repousse les murs au lieu d’y reposer). La situation est assez grave au nord avec des dégradations importantes, en particulier pour l’appentis. C’est aussi une conséquence des travaux de 1996.

 

Les architectes ont fait un relevé complet de toutes les fissures.

 

       Il y aura lieu de refaire entièrement l’enduit en chaud dans le cadre de la restauration.

 

       Il doit y avoir une modélisation complète de la charpente car il semble qu’elle  fait pression sur les murs. Cela se fera avec le logiciel  de Dassault  « Prospective » 

      « Prospective » : a été élaborée  pour une modélisation par informatique avec des logiciels adaptés pour intervenir juste où il faut. Il faut résoudre le problème des eaux de pluie. Il s’agit d’une « église dans la ville » (ainsi que le montre le cadastre napoléonien de 1808-1812) d’où, autrefois, la présence d’un cimetière, jusqu’à Napoléon 1er, au nord. A noter que le projet de l’architecte Honegger pour le quartier prévoyait la reconstruction de l’église à l’opposé de son emplacement.

Il faut revoir l’emmarchement de l’accès à l’église. Par ailleurs, la rue Charles Auray est « trop large ». Monsieur MAUDUIT estime que l’appentis est important architecturalement (il donnerait un « effet pyramidal… »). Luc Régis GILBERT, architecte pantinois et membre de l’association, tient à exprimer un avis contraire : « Enlever l’appentis dégagerait la silhouette de l’église ».

Il faut au moins envisager le « relookage » de la chapelle des jeunes.

 

4  -  Intervention de Monsieur Bertrand KERN, Maire de Pantin : calendrier des travaux

      Mesures prioritaires :

 2013 : débarrasser combles et sous-sol ; dégager les arbres du chevet ; résorber les fuites (280 000 €) ; au second semestre contrôle et renforcement des étais, sécurisation des parements et corniches

 

 

     

- 2013 : Mesures prioritaires 

- Etaiements complémentaires bas-côté sud et protections

- Evacuations combles et sous-sols

- Résorption des fuites en toiture, contrôle EP, descente provisoire en façade ouest

- Sécurisation des parements et corniches

- Coupe des arbres au chevet

 

Projet architectural et technique divisé en tranches fonctionnelles

Après un concours d’architectes lancé fin 2013

- 2013 -2014 : diagnostic sol, sous-sol et bâtiment ; études préalables (poches de dissolution du gypse), Concours d’architectes  

 -  2015 – 2017 : rénovation de la structure du bâti : charpente, toiture, voûte en  plâtre ; ravalement de la façade ; réaménagement du centre paroissial

  - 2018 – 2019 : restauration et mise en valeur intérieure, aménagement paysager des abords

« L’association pour la restauration de l’Eglise peut exprimer des desiderata, mais sobrement, à l’automne ; mais il faut bien distinguer la paroisse de la municipalité, ce qui n’interdit pas une concertation » - réponse à Monsieur. GONNET de l’association de restauration de l’église  et Monsieur  MAUDUIT a tenu à préciser à propos de créations nouvelles: « Pas de pastiche ! L’église est une continuité du patrimoine. ».il est donc possible d’installer des œuvres nouvelles dans une église classée Monument Historique.

      L’association pour la restauration de l’église serait présente dans le jury du concours d’architecte.

Autres points :

Réfection complète de la toiture en tuiles plates (17x24) et pente en fonction du matériau pour le traitement des fissures, des chêneaux, utilisation d’un enduit à la chaux

Restauration des vitraux

Pour l’intérieur, il faut prévoir le mobilier.

Déterminer comment requalifier la façade de l’annexe.